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L'hypnose - Hypnothérapie Essonne

L’hypnose

L'hypnose, c'est quoi au juste?

Pour beaucoup de personnes, l’hypnose est le résultat du magicien sur une scène de spectacle. L’hypnothérapeute n’est pas l’hypnotiseur de spectacle qui donne l’impression de prendre possession de l’esprit de la personne pour lui faire faire ce qu’il veut.

NON, l’hypnose est une technique de soins, thérapie complémentaire à la médecine, qui permet de traiter les pathologies essentiellement liées au système neurologique et des causes émanant des processus psychologiques.

Comme pour toute thérapie non conventionnelle, pas encore remboursée par la Sécurité Sociale mais reconnue complémentaire par un certain nombre de praticiens médicaux, elle demande à être démystifiée.

L’hypnothérapeute aide l’inconscient de la personne à se révéler à elle-même pour apporter toute ressource nouvelle à son conscient.

L’hypnothérapie est une méthode d’accompagnement qui  permet d’être en relation avec son inconscient, grand réservoir de ressources dont on n’a pas conscience, et ce sans perdre  le contrôle de son environnement. L’hypnothérapie permet également d’accompagner le corps médical dans la préparation des anesthésies, de l’accouchement et pour les soins de la douleur.Cette thérapie a commencé à être scientifiquement abordée en 1878 grâce aux travaux du Pr CHARCOT. Jean Martin Charcot (1825-1893), né dans la Nièvre (58), devint chef de service à l’hôpital Salpêtrière à Paris en 1862. Il y enseigna pendant 20 ans, fit de nombreuses recherches et réalisa de nombreuses études sur les processus mentaux. Il fut clinicien en neurologie, membre de l’académie de médecine, professeur en anatomie pathologique à la Salpêtrière. En 1882, il crée la première chaire au monde de clinique des maladies nerveuses. Il étudie la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la poliomyélite, la sclérose latérale amyotrophique, dite maladie de Charcot.

Il constate, dans le cadre de ses études sur l’hystérie et l’épilepsie, que l’hypnose était une technique qui apportait des résultats positifs sur ses patients. FREUD s’appuie sur ces travaux pour étayer les fondements de la psychanalyse.

M.ERICKSON, (1901- 1980), Psychothérapeute américain de renommée mondiale, contracte une forme grave de poliomyélite à l’âge de 17 ans, sans issue médicale possible. Au travers de moments de coma, de paralysie, grâce à une expérience d’autohypnose, il gagne un premier combat. En 1921, il peut  marcher avec des béquilles. Il  s’inscrit en médecine et psychologie. Il devient le père des thérapies brèves. A partir de ses études, de ses recherches une Ecole fut créée pour enseigner la méthode d’hypnose Ericksonienne.

L'action de l'hypnose sur le cerveau

Les effets de l’hypnose ne sont pas purement subjectifs. L’imagerie cérébrale a révélé que cette pratique modifiait l’activité du cerveau.

Pierre Rainville, chercheur de l’Université de Montréal, a été le premier à réaliser des expériences dans ce domaine en 1997. Il a analysé l’activité du cerveau d’une vingtaine de sujets hypnotisés qu’il avait soumis à un stimulus douloureux (en maintenant une de leurs mains dans  de l’eau à 47°C). Cette expérience, répétée avec de nombreux individus, l’a amené à conclure que l’hypnose pouvait agir sur deux aspects distincts de la douleur – sensoriel (cela fait mal) et émotionnel (cela inquiète) – et à constater que ces deux composantes de la souffrance provoquaient des réponses neurologiques différentes.

Le chercheur canadien a par ailleurs constaté que l’hypnose agissait sur plusieurs zones du cerveau. Elle augmentait notamment l’activation dans le cortex cingulaire antérieur (une aire du cerveau qui intervient dans l’attention et dans le contrôle du mouvement au cours d’une tâche cognitive) et du thalamus (une structure par laquelle transite l’information douloureuse). Par ailleurs, elle diminuait l’activité de structures (présentes dans les lobes pariétaux et le tronc cérébral) liées à l’établissement de distinctions entre le corps et l’environnement extérieur.

Depuis, de très nombreuses  études de ce genre ont été réalisées, notamment à l’Université de Genève. Toutes confirment, images cérébrales à l’appui, que l’hypnose modifie bien la perception de la douleur.

cerveau état hypnose

Hypnothérapie : les différentes méthodes

L'Hypnose Ericksonienne

blue eye

La technique d’hypnose Ericksonienne, créée par le psychiatre américain Milton H.Erickson est très réputée pour son action sur les angoisses et les dépendances. Elle induit un état de légère modification de la conscience dans lequel le patient peut orienter son attention vers un but précis.

Soutenu et guidé par les paroles évocatrices et persuasives du praticien, le patient plonge dans son inconscient pour y puiser de nouvelles ressources et trouver des solutions aux problème qu’il veut résoudre et réaliser une transformation intérieure positive.

À la différence de l’hypnose traditionnelle qui repose sur l’injonction, l’hypnose Ericksonienne permet d’accéder à l’inconscient en plongeant le patient dans un état de rêverie (ce qu’on l’on appelle l’état modifié de conscience). Pour Erickson, l’inconscient est un réservoir d’expérience et de sagesse qui peut constituer un terreau fertile en solutions potentielles pour nos problèmes. Le langage hypnotique agit en profondeur, comme un stimulus, et court-circuite le mental.

En parallèle, le cerveau produit des endorphines, hormones du bien-être qui vont lever toute inhibition, et permettre un voyage sans stress. Le principe de cette pratique repose sur une participation active du patient qui possède en lui toutes les ressources nécessaires pour trouver la solution à sa problématique. L’hypnothérapeute agit en tant que guide afin de l’aider à effectuer une transformation intérieure positive.

L’Hypnose Intégrative®

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L’hypnose Intégrative® résulte de l’évolution de plusieurs techniques en hypnose Ericksonienne, nouvelle, classique et clinique. C’est une méthode très rapide et dynamique qui permet d’induire des états hypnotiques à visée thérapeutique en quelques secondes. L’hypnose flash® (l’entrée sous hypnose) s’adapte aux besoins du patient. Cette méthode dernière génération se concentre sur les affects et processus d’apprentissage, orientés résultats.

Cette technique d’hypnose est un remarquable outil thérapeutique qui permet d’atteindre rapidement et durablement des résultats et de relancer des processus psychologiques parfois bloqués par une souffrance ou un événement marquant.

L’hypnothérapie flash® est une méthode personnalisée : chaque être est unique, ainsi sa perception et sa représentation mentale d’un événement lui sera forcément propre, et différente d’un autre individu. Chaque personne a sa propre réalité (en fonction de son parcours, de son éducation de ses principes, de sa culture ou encore de ses croyances…) et ne peut la communiquer qu’à partir de son propre langage, verbal ou non verbal.

Ainsi le travail du praticien durant l’interview préliminaire sera de relever le langage et les intentions du patient afin de les replacer dans une résonance au service de l’objectif à atteindre. Cette phase d’interview constitue un moment important car elle constitue déjà en elle même un changement profond, conscient (car orienté résultat) et inconscient de par un niveau de transe hypnotique conversationnelle.
En savoir plus 

*L’hypnose ne se substitue à aucun avis ni traitement médical

Vos questions sur l'Hypnose

Ses effets, oui. De nombreuses études ont montré qu’une suggestion hypnotique entraîne des réponses neuronales. Exemple, celle menée en 1997 par le Pr Stephen Kosslyn, du département de neurologie du Massachusetts General Hospital de Boston : il a présenté à un groupe de seize personnes une palette de couleurs échelonnées et une palette de dégradés de gris. Les réactions de leur cerveau étaient enregistrées par un tomographe à émission de positrons. Lorsque, sous hypnose, on demandait à chacune de ces personnes de « voir » en couleurs la palette de gris, c’était l’aire occipito-pariétale, l’une des zones de reconnaissance des couleurs, qui était activée : le cerveau avait donc réagi comme s’il voyait de la couleur à la place du gris, ce que demandait la suggestion.

Non. On se « réveille » toujours, quoi qu’il arrive. D’abord parce qu’on ne dort pas ! Ensuite parce que, si aucune suggestion ne l’entretient, le fonctionnement hypnotique se dissipe de lui-même. Quant à la prétendue influence négative de certains hypnotiseurs, entretenue par le cinéma, elle relève de la légende : aucun hypnotiseur ne peut vous forcer à faire quelque chose qui va à l’encontre de vos valeurs morales. L’hypnose n’est pas un lavage de cerveau ! On ne révèle pas ses secrets les plus intimes si on ne le désire pas…

Presque! Selon l’échelle de « suggestibilité hypnotique » mise au point par l’université de Stamford, seulement 5 % d’entre nous sont réfractaires à l’hypnose!

Le temps de la séance peut varier, notamment si il s’agit d’un arrêt du tabac en une seule séance. Néanmoins le temps moyen d’une première séance est d’environ une heure. Les autres séances peuvent être plus courtes, car on va aller plus facilement au cœur du trouble et en parler ou le traiter directement.

Une séance d'hypnose se déroule en deux temps : 1 - La phase d'interview préliminaire sous hypnose dite conversationnelle, où le patient va exprimer ce qu'il souhaite changer, l'objectif qu'il veut atteindre. Cette phase constitue un véritable échange qui doit permettre au praticien de poser des question déterminantes pour la suite de la séance. À ce moment là le patient peut ressentir les premiers effets de l'hypnose comme un ensemble de sensations agréables et sécurisantes. 2 - La phase d'hypnose formelle durant laquelle le patient n'a plus rien d'autre à faire que de se laisser guider par la voix du praticien. L'état de transe est agréable et relaxant, il permet d'ouvrir son esprit et d'être ouvert aux suggestions de l'hypnothérapeute. On ressent à ce moment les effets d’une ouverture favorisée vers des processus neurobiologiques, physiologiques et psychobiologiques intégratifs.